Le FC ROUEN 1899 a laissé filer sa chance vendredi 27 mars dernier face au Stade Malherbe de Caen. Les deux équipes ont finit sur un score de parité : 1 – 1
La rivalité entre les deux clubs normands ne date pas d‘hier et ce vendredi Rouen , toujours en course pour la montée, par sur le papier avec une longueur d’avance. Impression confirmée dès l’entame du match où les Diables Rouges monopolisent le ballon et s’offrent même une belle occasion. L’euphorie est de courte durée car Caen parvient à prendre le contrôle du milieu de terrain. « Il nous ont fait beaucoup courir, confirme Régis Brouard, l’entraîneur du FC Rouen en salle de presse à l’issu du match. On n’a pas toujours très bien défendu sur notre côté droit. La relation entre Emiric Goumot et Enzo Genton a été difficile. Ils nous ont fait du mal là-bas. Puis, c’est normal justement qu’ils ouvrent la marque. »

Caen ouvre le score
Car oui, contre toute attente, le stade malherbe ouvre le score par Ronny Labonne a la 28e minutes. Douche froide sur un stade déjà bien humifié par une pluie fine et discontinue. A pause, le score n’a pas changé et Régis Brouard revoit ses plans. « On a changé beaucoup de choses au début du deuxième mi-temps pour les contrarier au milieu. Et puis, on fait la deuxième mi-temps de ce qu’on attend de nous. L’égalisation nous fait du bien. » Effectivement, Kenny Rocha Santos, rentré à la mi-temps, égalise d’un magnifique coup-franc.

La fête aux fumigènes
Les supporters exultent et bientôt c’est la fête aux fumigènes. L’arbitre doit interrompre le match. L’incident pourrait coûter cher au club. Le match nul semble acquis pour le Stade Malherbe, tout heureux de ce résultat, lorsque dans les arrêts de jeu dans une action assez confuse venu juste après l’expulsion du Caennais Josué Kimboma Kizito. Les rouennais ne lâche pas l’affaire, pousse encore dans les dernières minutes et obtiennent même gain de cause dans les arrêts jeu lorsque le capitaine caennais Gaucho Dieudonné Dehohi marque contre camp. Un but refusé pas vraiment logiquement par l’arbitre Edgar Barenton.

Des points de perdus
C’est l’explosion de joie dans les tribunes mais très l’incompréhension succède à la liesse. « On vient de voir les images. Ça paraît incroyable. Il n’y a rien du tout. » souligne Régis Brouard. Il gardera sans doute ce match nul, le second de la saison contre Caen, en travers de la gorge car il signifie une perte de points au classement.

Objectif les barrages
« Les deux premières places vont être très compliquées maintenant. Il faut dire les choses qu’elles sont. Il faut qu’on se concentre sur cette troisième place. Et éventuellement se préparer à jouer les barrages. C’est le discours que je l’ai tenu aux joueurs à la fin dans le vestiaire. » L’objectif montée directe semble effectivement difficile à atteindre sept journées de la fin du championnat, même si les deux premiers Sochaux et Dijon restent à portée de points. «Après, on ne sait pas ce qu’il peut se passer dans le foot.» conclut Régis Brouard. Effectivement, d’un point de vu comptable, tout reste possible pour le FC Rouen, toujours troisième mais désormais à trois point de Dijon et deux points de Sochaux mais à joué un match en plus. La fin de saison s’annonce passionnante.
Prochain match pour le FCR, le vendredi 3 avril à Villefranche Beaujolais.
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