Flora Fishbach vient de sortir un troisième album. Décevant à la première écoute, il s’avère finalement addictif en diablesse.

“Rends-moi ma vie” ouvre dans des nappes synthétiques le nouvel album de Flora Fisbach. La chanteuse, que l’on dit dépressive, a retrouvé son nom et parle effectivement d’une chute dans les abîmes.
C’est particulièrement clair dans le morceau suivant, ”Comme Jean Reno”. L’acteur du ”Grand bleu” lui tend la main et la pousse à reprendre ses esprits. Le titre est sublime, additif, comme justement cette descente aux enfers finalement évitée.
Car Flora doit se reprendre. Alors elle fait des bêtises, et encore des bêtises, puis parle de son copain à la mode bluette. Et au fil des écoutes, on est à, chaque fois, un peu plus convaincu malgré le vernis naïf des premières auditions.
Las, il n’y a que huit titres, dont un en deux volumes (“Tout ce que je fais”). Mais tout se dévore. façon Nina Hagen ou Klaus Naumi avec “La Machiavela” limite dadaïste. Autant dire que le changement est radical même si Meryl Streep est aussi au casting de ce album décidemment étrange pour un vaporeux titre évanescent.
Retour aux synthés
Musicalement, comme son nom l’indique, le virage est clairement synthétique, façon Dépêche Mode et tous ces groupes du début des années 80. Autant dire à fond dans la tendance. Le Zénith de la créatrice de « Mortel » ou de « Un autre que toi », le 12 mars 2027, viendra sans doute clôturer une longue tournée. Il serait dommage de passer à côté.


