Gus Van Sant est enfin de retour. Metteur en scène indispensable, spécialisé dans les portraits sociaux de l’Amérique d’aujourd’hui, il a puisé la sève de son dernier film dans les pages divers. « La Corde au Coup » s’attache donc a reconstituer la dérive d’un américain moyen plumé par les banquiers.

Rien prédestinait Tony Kiritsis a passer à l’acte. Sauf ce cycle infernal dans lequel il va être entrainé du fait de sa crédulité. Pourtant, le 6 février 1977, cet homme ruiné après avoir confié ses économies à un courtier, superbe Al Pacino, va prendre en otage le fils du courtier responsable de sa déchéance.
Le film retrace une histoire vraie, celle d’un homme ruiné pour avoir trop cru à l’American dream. Le coup d’éclat, ici la prise d’otage, est signé Tony Kiritsis. Il veut 5 millions de dollars et des excuses. Durant 63 heures, filmé en direct, l ’Amérique va suive sur le petit écran son chant du cygne. L’affaire fera polémique : est-il victime ou bien coupable ?
Gus Van Sant réussi un nouvelle fois à capter l’attention avec ce film réussi sur un laissé pour compte du capitalisme triomphant. Ce thriller marque son grand retour dans le monde de la télé-sensation, un domaine déjà mis en exergue dans son œuvre avec l’excellent « Prête à tout », avec Nicole Kidman.
Cette fois, c’est un acteur, Bill Skarsgård, un suédois de 35 ans, qui prend toute la lumière dans le rôle de Tony Kiritsis.
Note : 7/10
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