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La poussière d’or de Stephan Eicher

Avec « Poussière d’or », Stephan Eicher revient en funambule, entre douceur crépusculaire et éclats fugaces.

Juste une respiration, fine, suspendue, qui s’insinue dans l’air comme un grain de lumière que l’on devine à contre-jour. C’est un geste aérien, au-dessus d’une époque saturée d’artifices où faire confiance au vide, aux nuances, au presque rien a du sens.

Ce nouveau single se dresse comme une poésie fragile, où chaque mot devient une matière sonore. La voix d’Eicher, toujours habitée par une mélancolie élégante, raconte tant de choses effleurées et suggère tant de beauté indélébile. On y entend la patte d’un artiste qui maitrise l’art de l’épure comme nul autre.

Le texte, lui, parle de poussière, mais pas n’importe laquelle. C’est une poussière dorée, paradoxale, qui illumine. Comme si Eicher, alchimiste, avait trouvé un moyen de transformer les résidus du passé en éclats de beauté. Et cette poésie en filigrane qui invite à ralentir, à laisser l’instant se déposer.

Poussière d’or annonce un nouvel album, attendu cet automne. Et si ce morceau en est l’avant-goût, on peut s’attendre à une œuvre intime, dépouillée, dans la lignée de son intemporel « Les Chansons bleues » (1983), ou de son dernier opus « Ode » (2022).

Stéphane Perraux

https://stephaneicher.lnk.to/poussieredor?fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAAacyWbG9NBpKWcrmItY3V19cB-o91y2j2TwhnNty0J4omYipTOESp8LOEEQ5eA_aem_olSJNQzOUSeXuE_Cbg_WLA

Patrick Auffret's avatar

Journaliste à Radio France Caen, Patrick Auffret a travaillé de nombreuses années à Publihebdos après un passage à Paris-Normandie tout en menant de front des activités de photographe de concert, notamment pour l'agence Dalle. Il a ensuite gravit tous les échelons jusqu'à devenir rédacteur chef au Courrier de Mantes, dans les Yvelines, puis de se lancer dans l'écriture. Son premier roman “Drugs party in the 80's”, sorti en 2024 a été réédité en 2026.