Melle K n’a pas manqué son rendez-vous rouennais mercredi 12 novembre dernier au Trianon Transatlantique.
Melle K est une précurseure. Elle est la première a avoir arboré une attitude pro-féministe dans le rock en se présentant quasi topless sur scène. Cette idée de départ, très attractive, Katerine Gierak ne s’en ait jamais départie. Depuis, les Natasha, Suzanne et autre Rebeka, voire Louise, ont largement tombé le haut, à chaque fois comme autant de cris d’émancipations.

Ses dix années d’indépendances
En ce 12 novembre 2025, Melle K ne chante toujours pas le blues et se présente guitares en mains pour célébrer ses dix années d’indépendances. De quoi indépendance ? Ben oui, il y a dix ans, elle prenait le large de l’industrie musicale et créait, comme beaucoup d’autres, sa propre structure pour garder le contrôle intégrale sur ses productions. Un album, excellent, « Sous les brûlures, l’incandescence intacte » lui permet alors de faire son coming-out, là encore bien avant les autres, Angèle par exemple.
Sous les brûlures
Ce titre, l’un des plus réussis du répertoire de Melle K, Katerine ne l’a pas joué ce mercredi soir dans un Trianon Transatlantique plein comme en plein œuf. Il faut dire que la soirée est labelisée Festival Chant D’Elles, alter-ego local du festival « Les femmes s’en mêlent ». Du 1er au 16 novembre, les institutions normandes de la musique prennent les choses en main pour porter haut la lutte contre les inégalités. Ce mercredi soir, trois rendez-vous étaient programmés, dans trois lieux différents.

Lady Arlette se taille un beau succès
Concentrons-nous sur le Trianon. Cette salle est l’une des plus actives en terme d’accompagnement de la Métropole rouennaise. Adélys y est actuellement en résidence, elle était là pour accueillir le public. Et surtout il y avait aussi Lady Arlette. La rockeuse rouennaise, également guitariste dans le groupe La Fugue vient présenter en trio un nouvel album, « Chics et désinvoltes ». On va pas vous mentir, on a pas vu grand-chose mais le public a largement applaudi Annabelle Cavallin. Le succès est au rendez-vous.

Pas d’assiettes sales dans les boîtes aux lettres
Il le fut aussi pour Melle K. Visiblement intimidée de jouer dans un endroit si velouté, la chanteuse a souvent taquiné le public pour fêter donc son indépendance, alors jusqu’à demander plus d’ordre afin de lutter … contre les assiettes sales dans les boîtes aux lettres avant de racontrer comment elle est actuellement fascinée par une série espagnole dans laquelle « des scènes de cul » extrêmement longues sont montrées. Dommage, elle ne dira pas son nom. Et elle est a aussi salué la famille de son régisseur, un Rouennais, « ville centre du monde ». « Ndr : Dali sort de ce corps)
Ça me vexe

De quoi satisfaire le public jusqu’au « Ça me vexe » final, tube datant d’une vingtaine d’année déjà, dans lequel les guitares se mélangent avec un clavier et une batterie dans une folie électrique maîtrisée. La vraie fin viendra un peu plus tard, avec « Jalouse », autre moment fort du tout premier album de Melle. « Viens on part, y’a concert demain », déclare des coulisses la chanteuse pour finir. Ben oui, elle joue ce mercredi 13 novembre au soir au Big Bang Café à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen.

La tournée dure cette année jusqu’au 24 novembre où elle se terminera, on l’espère en beauté, salle de la Maroquinerie, à Paris.


