Très attendu, le biopic sur Michael Jackson déçoit. Trop édulcoré, le film décrit l’ambition d’un homme prêt à tout pour devenir le numéro 1.

Dans « Michael », il est surtout question des relations entre le prodige de la pop et son père. Ce biopic très attendu montre donc les relations tendues entre la star et son paternel Joseph Jackson (Colman Domingo). Jaafar Jackson, le neveu de Michael Jackson, incarne, pour sa part, le roi de la pop adulte. Il est très crédible dans ce rôle.
De nombreux passages musicaux
Le film est logiquement marqué par de nombreux passages musicaux. Les plus grands succès, si l’on excepte « Off the Wall », chanson titre du premier album, sont joués.
Le film décrit en fait l’ascension de Michael Jackson en occultant sa face sombre. Bambi est décrit comme un personnage doux et aimant, avec pour seule ambition de travailler pour devenir le Numéro 1.
On se laisse alors facilement emporter par la bande originale et ses nombreux morceaux iconiques, issus des albums « Thriller » ou « Bad ». Les chorégraphies sont également très réussies.
Quid de Neverland ?
Le film se laisse voir sans ennuie, c’est déjà ça, mais est loin de représenter toute la complexité du personnage. D’ailleurs, la fin laisse la porte ouverte à une suite. Histoire peut-être de développer la face sombre du roi de la pop, à peine évoquée, avec la séance avec le chimpanzé. On se doute bien que cela va mal finir et la construction du ranch Neverland, le futur lieu de vie de Michael Jackson est juste évoquée.
Où sont les femmes ?
Par contre, l’enfance de Michael, la pression mise par son père pour faire réussir la fratrie, semble bien décrite même si l’on regrette l’absence globale de personnages clés comme Diana Ross, ou même celle, totale, de Janet Jackson, la sœur de Michael. Toutes deux ont refusé de participer à ce projet et c’est bien dommage.
Plus gênant encore, l’absence totale de la chanson « We are the World » montre bien le parti pris de cadrer les belles années de Michael Jackson en solo et sans partage, sa montée en puissance, son envie d’émancipation mais de passez sous le tapis la plupart de déviances de la star.
Bientôt une suite ?
Au final, le film se laisse évidemment voir avec un vrai plaisir, du fait de ses nombreuses parties chantées. Une suite viendra peut-être remettre de l’ordre dans tout cela. C’est en tous cas le pari du producteur Graham King. De ce point de vue, on reste sur sa fin tant « Bohemian Rhapsody » était une réussite.
Un dernier bémol, l’absence de sous-titre dans les chansons !
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