Le premier film de Nicolas Keitel est une véritable ode à la féminité. Sa principale héroïne s’appelle “Louise”.

Il est des films dont on sait dès la première image qu’ils vont nous plaire. “Louise” est de ceux-là. Pas parce que le thème, une mère de famille battue par son ex, est particulièrement porteur en moment. Non, juste parce que l’on sent déjà que l’on va être touché par l’histoire. L’histoire, c’est celle de Marion, 10 ans, obligée après un drame familial de fuguer et de vivre sous une autre identité loin de ses parents et de sa sœur. Cette Louise, elle est parfaitement incarnée 15 ans plus tard par Diane Rouxel. Cecile de France est quant à elle parfaite dans le rôle de la femme battue mais résiliente.
Entre ces deux femmes, il y en a une troisième, Jeanne (Salomé Dewaels), la petite sœur, celle qu’il faut épargner à tout prix, celle a qui on ne dit rien.
Un mélodrame
Evidemment, le huis-clôt dramatique aura une fin heureuse mais durant presque 2 heures, Nicolas Keitel, à travers le regard de Louise essentiellement, parvient à nous tenir en haleine, voire à nous arracher des larmes.
Au final, il livre un mélodrame rempli de scènes très fortes émotionnellement, porté par de nombreux flashbacks. Tout est d’une rare justesse autour d’un thème extrêmement fort, celui de la cellule familiale éclatée. Alors en pleine crise identitaire, aucune blessure des protagonistes ne se referme. Cela permet au réalisateur de beaux effets de manche.
A noter deux très belles scènes de concerts dans les bars et les clubs, ente Bruxelles et Paris, le tout servi par une très belle photo. Cela mets parfaitement en valeur la justesse de jeu des trois actrices. On n’en dira pas autant de celle des hommes, et notamment les policiers, un peu trop brutaux pour être honnête.


