
Ce qui frappe d’abord dans ce “Mektoub My Love : Canto Due”, c’est la beauté de la lumière. Normal, tout a été tourné dans les années 2017 et 2018 à Sète et dans l’Hérault . Et ce qui marque, ceux sont bien sûr les scènes de sexe !
Ce troisième volet de la trilogie “Mektoub My Love” a donc mis 7 ans à voir le jour !
Adaptation libre d’Abdellatif Kéchiche et Ghalya Lacroix de “La Blessure, la vraie” de François Bégaudeau, ce film marque le retour en grâce du metteur en scène tunisien, palme d’or du 66ème Festival de Cannes avec “La Vie d’Adèle” en 2012. Cette réalisation, sur les amours lesbiens, révéle et installe Léa Seydou et Adèle Exarchopoulos parmi les actrices les plus célèbres du moment.

Des méthodes contestées
Depuis ses méthodes de tournage sont toujours contestées. C’est notamment le cas en 2019. Le film “Mektoub My Love : Intermezzo”, le deuxième volet de la trilogie, est présenté au festival de Cannes en projection finalement unique. Dans la foulée, diverses mises en cause sur et hors les tournages ont également lieu. Une comédienne attaque même le metteur en scène personnellement pour une agression sexuelle. une plainte classée sans suite en 2020.
Un metteur en scène constesté
Tout n’est pas à charge. Son premier long métrage, “L’esquive” en 2003, révèle Sara Forestier ! Et l’actrice prends en pleine tourmente la défense du metteur en scène. Mais cela n’est pas suffisant. Le deuxième volet du film, de 4 heures quand même, ne sort pas en salles. Surtout aussi à cause de ses scènes de sexe, a priori non simulées. Depuis, la sortie du troisième volet, “ Canto Due”, est à la fois attendue et espérée par les nombreux admirateurs de ce cinéaste hors norme. Soulagement : le film est présenté en sélection officielle en août dernier au festival de Locarno. Le voilà maintenant en salles.
L’attente valait-elle le coup
Alors, l’attente vaut-elle le coup ? Et bien oui ! La première heure se passe sans dérapage particulier. Le raï, beaucoup de raï, rythme la vie d’une bande d’amis réunis autour d’un restaurant bientôt fréquenté par une star américaine. On y suit surtout les aventures d’Amid et de ses potes. Lui est de retour à Sète après avoir fini ses études de cinéma à Paris.

Un producteur américain
Amid a un projet cinématographique, et cela tombe bien, un producteur américain est là, dans le restaurant ami et sa femme, actrice connue, bien plus jeune, est parfaite pour le premier rôle. Evidemment, et cela ravira les amateurs du cinéaste, celle-ci se déshabille de gré, par amour, mais aussi de force, dans une scène à la limite du sordide. Belle prestation à ce titre l’actrice Ophélie Bau restée depuis sur le bord de la route.
Subjugué par la beauté des images
On en sort subjugué par la beauté des images et la force propos. Avec quand même une furieuse envie de le voir, ce deuxième volet rangé au fond du placard !


