L’actrice franco-américaine Jodie Foster porte sur ses épaules “Vie privée”, un suspense psychologique un brin déglingué entre rêve et réalité.

“Vie privée” au cinéma, c’est d’abord un film de Louis Malle, avec Brigitte Barbot. Rien à voir. Ici, on plonge dans les entrailles mémorielles d’une psychiatre, Lilian Steiner, prise entre doute et réalité dans son cabinet. Une de ses patientes, Virginie Efira, décidemment toujours rayonnante même dans un second, rôle, s’est donné la mort. La psy est-elle coupable ou victime ? Le film navigue durant près de deux heures avec cette interrogation, mêlant avec justesse et force de très gros plans sur les visages entre cette dualité. De psychanalyse en onirisme, on est parfois un peu perdu par des parti pris tirés par les cheveux de la réalisatrice Rebecca Zlotowski (le fils nazi, les références à la Shoa, troublent un peu le propos). Mais bien installé dans la tête de la psy, on se laisse emporter dans ce thriller psychologique où Daniel Auteuil, Mathieu Almeric et Vincent Lacoste prennent également toutes leur part.
Dans le tête de Jodie
Malgré la force du casting, tout est fait, tout se passe autour du personnage principal, la psy, Jodie Foster donc, dans la force de l’âge. Elle mène l’enquête, se rabiboche avec son ex-mari, brave les interdits à la recherche d’une vérité pour le moins lointaine car prise dans les tourments de ses psychanalyses. La gamine de “Taxi Driver” a bien grandit. A 63 ans, elle n’a rien perdu de son attractivité. Et le fait désormais en français. Comme le voulait sa mère.
En salles.
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