Isabelle Huppert et Virginie Efira rayonnent dans « Histoires parallèles », le dernier film d’Asghar Farhadi. A leur côté, Vincent Cassel, Pierre Niney et Adam Bessa font aussi des merveilles.

C’est une histoire de rencontres. Isabelle Huppert est Sylvie, une romancière en mal d’inspiration. A la manière de « Fenêtre sur cour », elle va se servir d’un télescope espionner ses voisins et trouver la matière de son nouveau roman.
L’appartement de son enfance
Isabelle Huppert, Sylvie, invente son roman au fur et à mesure qu’elle observe et imagine la vie de ses voisins d’en face. Il y a là Nita (Virginie Efira). Elle travaille avec Christophe (Pierre Niney), petit frère de Pierre (Vincent Cassel).
Des films animaliers
Ces trois personnages ne vivent pas d’ordinaire ensemble mais travaillent dans l’appartement où Sylvie a grandit pour faire du bruitage des films animaliers.
Deux comédiennes sublimes
Parfois difficile à suivre, ce film un peu bizarre d’Asghar Farhadi est sauvé par les prestations de deux comédiennes principales, absolument sublime sur grand écran. Les hommes, pierre Niney et Vincent Cassel, n’ont qu’à jouer les faire-valoir pour faire lambiner le film sur près de deux heures trente.
Adam pour faire le lien
Enfin, il y Adam, joué par Adam Bessa, un jeune homme sans domicile plein de bonne volonté. Il servira de passerelle entre Sylvie et ses voisins, par l’intermédiaire un manuscrit partagé. Tous ces personnages se rencontreront dans le manuscrit ou dans la vie.
Amours et trahisons
Une fois les personnages dessinés, les rapports humains entrent en scène. L’histoire se complique. On perd le fil pour mieux le retrouver. Amours et trahisons sont au menu sans que cela ne tombe dans la caricature. Et même si tout parait un peu surréel, la présence magnétique des deux héroïnes, renforcée un court instant par une rencontre avec Catherine Deneuve, suffit à captiver le spectateur.
A voir et à revoir
Certes, cela peut apparaître un peu long et cela serpente beaucoup, mais bien installé dans son fauteuil, on en reprendrait bien encore une dose tant le sublime travail sur la lumière est majestueux. A tel point que le film perdra sans doute une grande partie de sa saveur lors de son passage du grand au petit écran.
A Cannes en 2026
Adaptation libre d’un épisode du « Décalogue » de Krzysztof Kieślowski, ce film signé Asghar Farhadi est cette année présenté en compétition au festival de Cannes.
Ours d’Or en 2011
Asghar Farhadi a en 2011 obtenu l’Ours d’Or à Berlin pour son film « La séparation ». « Histoires parallèles » est sorti en salles en France le jour même de sa projection au festival de Cannes.
Note : 9/10
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