« La femme la plus riche du monde » séduit par sa vivacité et par le jeu hors pair de Laurent Lafitte. Sans parler de celui, toujours magnétique d’Isabelle Huppert.

Faire jouer la femme la plus riche du monde par la plus belle, en voilà un drôle d’idée. La beauté de Liliane Bettencourt m’avait jusqu’alors échappé. Elle rayonne désormais dans les yeux d’Isabelle Huppert. Mais ce n’est pas elle le meilleur argument de cette biographie non autorisée.

Celui qui prend vraiment la lumière ici, c’est Laurent Lafitte. Mi-Bebel, mi-grand escogriffe, il impose sa patte en rendant François-Marie Bagné irrésistible.
Après, reste une question : les ultra-riches vivent vraiment comme ça ? Si c’est la cas, la bulle pourrait bien exploser sous peu.
Une histoire vraie

En attendant, Laurent Lafitte est le vrai personnage clé de cette intrigue inspirée d’une histoire vraie mais ici romancée pour donner plus de corps à l’histoire. C’est là où le réalisateur Laurent Klifa se montre vraiment malin car, ne pas nommer les personnages lui permet d’évoluer dans le monde fictionnel. Cela permet d’accentuer le trait, surtout sans doute celui de Marina Foïs, impitoyable en tue-l’amour.
Reste Isabelle Huppert, rayonnante comme à son habitude même si elle n’a pas ici toute l’aura de « Elle ». Elle vaut bien sûr à elle seule le déplacement, on a déjà parlé du reste !
« La femme la plus riche du monde » est à voir partout en France et en particulier à l’Omnia, à Rouen.


