Elle compte déjà une transat, en double, à son actif et aimerait partir en solitaire pour la course du Figaro 2026.

Elle, c’est Colombe Julia. Cette Parisienne, ancienne Rouennaise, a découvert la mer et la voile à Saint-Cast-le-Guildo pendant ses vacances d’été. Depuis, elle vit avec et pour le grand large. D’abord en suivant à Brest des études d’ingénieure en architecture navale et offshore. Puis, par la grâce d’une rencontre avec la pétillante Charlotte Yven, présente elle aussi pour cette solitaire 2025.
Une participation aux Jeux Olympiques
S’en suit des résultats significatifs marqués par une participation aux Jeux Olympiques 2020, une médaille de bronze, toujours en duo, aux Championnats d’Europe Junior en 2019 et une nouvelle participation aux JO de Paris 2024, malheureusement sans médaille à l’arrivée.
Colombe s’associe en parallèle avec Hugo Le Clech pour la préparation de Paris 2024. Le duo obtient deux podiums aux championnats de France 2021 et 2022 et un top 10 aux Mondiaux de 470 (une classe de dériveur en double) en 2021mais se sépare en novembre 2022. Colombe remporte alors la sélection Espoir du Réseau Mer Entreprendre. Objectif : aider la jeune navigatrice à se lancer dans la course au large.
En double
Pour cette mini-course liée à la Solitaire du Figaro, elle partira en double, associée à Gaby Bucau. Engagé sur le circuit Figaro Bénéteau depuis cette saison, le skipper landais porte les couleurs de l’association France Alzheimer et maladies apparentées. Il participe à cette course avec l’objectif de revenir en solitaire en 2026, tout comme Colombe.
Ce lundi 1er septembre 2025, pas de rentrée des classes pour la jeune fille mais un exercice obligé, ou presque. Une interview à bord de son monocoque Figaro Bénéteau intitulé MonAtoutEnergie.fr
Réservé aux jeunes
« Le défi Paprec est réservé aux jeunes afin qu’ils puissent découvrir la Solitaire du Figaro. Je n’ai l’ai jamais faite. Mon objectif est de la faire en 2026. »
S’engager dans une telle course est une opération au long cours. Il faut s’armer de patience et surtout trouver des partenaires financiers. Car souvent les navigateurs sont sans emploi même s’ils ont, comme Colombe, déjà un sacré palmarès : elle n‘a que 28 ans ! « Depuis 3 ans, je me suis lancé dans la course au large, sur des bateaux qui permettent de passer une nuit en mer et faire des traversées de l’Atlantique »
Séduire de nouveaux partenaires
En arriver là demande évidemment beaucoup d’abnégation et d’investissement. « Cette course, c’est pour moi vraiment l’objectif de la saison car elle demande beaucoup de partenaires. Je suis super contente d’être là et j’ai hâte de partir en course, même si j’ai encore pas mal de choses à faire avant. » Pour Colombe, ces quelques jours passés à Rouen seront d’abord l’occasion de séduire de nouveaux partenaires. Et ils sont nombreux au Village installé sur les quais rive droite. « De tels événements ne peuvent pas exister sans les partenaires. Et chaque skipper doit trouver les siens pour participer à la course. C’est hyper important pour nous d’arriver à faire vivre ce genre d’événements, avant la course. Savoir se vendre et être un bon communicant fait aussi partie de notre métier. Dimanche, j’ai passé la journée avec le club Jaguar Land-Rover, il a pu visiter le bateau. Nous proposons ce genre de choses. Nous verrons la suite, mais je suis en recherche active de partenaires pour faire le Figaro l’année prochaine. Et c’est vraiment difficile.»
La navigatrice est arrivée à Rouen samedi soir, à la nuit tombée, après être partie du Havre avec tous les autres bateaux. « Nous étions timés par l’horaire de montée du pont. Il fallait être là quand le pont s’est levé et après il fallait être sur les quais de Seine dans le centre-ville de Rouen. »
« Je croise des anciens copains »

Pour remonter la Seine, les navires ne risquaient pas de vents contraires : ils ont en effet remontés la Seine avec leur moteur. La levée du pont du Pont Flaubert a été plus problématique, du fait d’une circulation intense, mais tout s’est bien passé et les marins sont tous arrivés à bon port à en formation groupée à la nuit tombée après avoir passé la journée sur la Seine. « Pour moi, c’était très rigolo cette arrivée car j’ai fait une partie de mes études à Rouen. C’est la première fois que j’arrivais dans cette ville en bateau ! Je croise des anciens copains !»
Site de la Solitaire du Figaro : https://www.lasolitaire.com/



Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.