C’est sans doute l’actrice la plus lumineuse du moment. La plus rare aussi. Dans son dernier film, “Connemara”, une référence à la chanson « Les lacs du Connemara ». Mélanie Thierry rayonne et irradie.
Dans les yeux de Mélanie
Nicolas Mathieu connait une reconnaissance méritée grâce au prix Goncourt, remporté avec l’excellent roman « Leurs enfants après eux » lorsque Virginie Despentes était présidente du jury. Il a été adapté avec brio au cinéma l’an passé. Cette fois, un autre de ses romans, « Connemara », est mis en scène. Alex Lutz est derrière la caméra mais l’important se passe devant. Dans les yeux de Mélanie Thierry, de retour sur sa terre natale après un brun out.

Hélène va devoir choisir
La jeune femme va alors devoir choisir encore sa vie déconstruite et son premier amour, celui que l’on oublie jamais, celui qu’elle retrouve. Pour Hélène, c’était un bel hockeyeur. Et comme la ville où elle a grandit est petite, elle va forcément retomber dessus, forcément retomber amoureuse. Du beau Christophe, joué par Bastien Bouillon avec force de conviction. Et tant pis si cela envoie valdinguer un peu plus sa vie de famille déconstruite mais Hélène va devoir choisir.
Mélanie Thierry porte le film
Evidemment, la scène la plus culte du film se fait au son de la célèbre chanson de Michel Sardou. Hélène et tout le village dansent pour oublier, et faire à nouveau tourbillonner la vie, sa vie avec l’ancien amant de ses rêves de jeune fille. Les deux interprètes masculins, Jacques Gamblin et Bastien Bouillon, sont très justes mais Mélanie Thierry porte le film sur ses épaules tout autant que la chanson-titre, « Les lacs du Connemara », que l’on attends avec impatience forcément pour un grand moment de symbiose populaire.
Du cinéma qui tire les larmes, tant la description de la vie dans le Nord-Est déclassé de la France est réaliste. Déclassé donc, le mot à la mode pour définir ceux qui se sont perdus en route. Un burn-out aidant, c’est le retour à la case départ. Là où l’on a grandit, où l’on a vécu ses premiers émois.
Tout est très bien filmé, l’adaptation d’Alex Lutz très libre, le titre « Connemara », reste le marqueur de cette France déclassée. Le tout forme un très beau film.
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