“Rebuilding” , le trés beau film de Max Walker-Silverman, a été présenté en avant-première lundi 1er décembre à l’Omnia de Rouen. On reste sous le charme.

Dans l’Ouest américain, les cowboys ont rangé les armes et s’occupent désormais de leur ferme. Celle de Dusty vient de brûler, entièrement. Tout est détruit, la ferme et la terre y compris. Il n’a d’autres choix que de rejoindre un camp de fortune établi au milieu de nulle part. Là, avec des voisins qu’il va peu à peu apprendre à connaître, Dusty se reconstruit doucement. Il peut compter sur l’amour et l’amitié de son ex-femme pour reconquérir sa fille, apprendre à la connaître. Tout cela donne des scènes fortes en émotion et en humanité.
Cannes, Sundance, Deauville
Présenté aux festivals de Sundance et de Cannes et mais aussi à Deauville, en compétition officielle, ce film indépendant américain dresse également le portrait d’une Amérique désabusée, dans laquelle le capitalisme outrancier défonce tout (la scène avec la banquier vaut son pesant de pop-corn.)
Empreint d’optimisme
Néanmoins, “Rebuilding” n’est pas un film pessimiste, loin s’en faut. Dépourvu de toute scène à caractère sexuelle, il est au contraire empreint d’une humanité sans faille et soutenu par des acteurs excellents. le premier, le plus lumineux, s’appelle Dusty. Il est joué par un jeune acteur britannique en pleine bourre, Josh O’Connor. Ensuite, il y a une très beau par un quatuor de femmes : Meghann Fahy (parfaite dans le rôle de l’ex empathique), Kali Reis (une actrice d’origine amérindienne par ailleurs boxeuse professionnelle), Lily LaTorre (une jeune actrice déjà très juste et très demandée) et Amy Madigan, tout en émotion dans sa fin de vie. Notons enfin l’excellente bande-son, très folk forcément et au final, cela donne un très très beau film sur la résilience.


