Le Courtivore promet des rendez-vous remplis d’émotions

Le Courtivore promet des rendez-vous remplis d’émotions

L'affiche du Courtivore
L’affiche du Courtivore

Le 25e festival du court métrage de Rouen bat son plein. «  Le Courtivore, c’est un festival qui essaie de mettre en avant le court-métrage sous toutes ses formes, explique Elian Pirio (coordinateur du festival et directeur de la programmation). On essaie de faire connaître ce format très peu exposé, même à la télévision. »

Ce format a tout pour plaire

Pourtant, longtemps le court-métrage avait ses lettres de noblesses partout y compris dans les salles. « Maintenant, ils mettent des pubs » soupire Elian Pirio. Pourtant, ce format a tout pour plaire. D’une durée maximale de 60 minutes, le court-métrage est évidemment l’antichambre du long.

1600 candidatures

Le festival rouennais est né en l’an 2000 et a réussi à se faire un nom. A tel point que les propositions affluent. « Nous avons reçu 1600 candidatures. 18 films ont été sélectionnés pour la compétition ». Celle-ci se déroule en trois actes, soit trois soirées à l’Ariel à Mont-Saint-Aignan ou à l’Omnia en centre-ville.

La finale le 13 juin

Les spectateurs sont invités à voter pour leurs films préférés. Les six films sélectionnés seront à nouveau projetés lors d’une finale le 13 juin prochain à l’Omnia. Un nouveau vote aura lieu et quatre prix seront attribués, deux d’entre eux, celui du public et celui du jury étudiant, se traduisent notamment par une dotation de 1 000 euros. « Les contraintes pour réaliser un court métrage sont les mêmes que pour réaliser un long-métrage, détaille Elian Pirio. Il y a juste moins de scènes. Les budgets sont donc moindres. »

Un court peut devenir long

Certains nécessitent quand même de gros moyens, comme « Loynes», de Dorian Jespers, projeté durant l’Acte 1. Il arrive aussi qu’un court métrage devienne un long-métrage. Ce fut le cas par exemple pour « Partir un jour », présenté l’an dernier en ouverture du festival de Cannes.

Différentes thématiques

Fiction, science -fiction, documentaire, tous les genres sont abordés et à Rouen tous les moyens sont bons pour diffuser les films. Ainsi, des partenariats ont été noués avec Le Quartier libre, la bibliothèque Simone-de-Beauvoir, l’Atrium et même le musée des Beaux-Arts ou encore la Centre photographique Rouen Normandie pour diffuser encore plus de films dans des lieux inédits. Le cinéma Kinépolis a également joué le jeu en accueillant 500 élèves pour une séance du « Courtivore en short ».

3 000 spectateurs attendus

Au total, plus 3000 spectateurs sont à attendu pour ce 25e festival. « Le Courtivore, comme le cinéma, est un peu le reflet de notre société, conclut Elian Pirio. Nous avons cette année beaucoup de films sur l’Intelligence Artificielle. Ce nouveau sujet s’infiltre partout, nous nous en rendons bien compte. Actuellement la société, ce n’est pas joyeux joyeux… »

Varier les atmosphères

Alors pour se changer les idées, rien ne vaut une bonne séance de cinéma. Et avec les courts du Courtivore, le public est assuré de passer par plein d’émotions différentes. « On essaie de varier les atmosphères ! »

Le 25e festival du court métrage Courtivore se déroule jusqu’au 13 juin à Rouen et à Mont-Saint-Aignan.

Avatar de Patrick Auffret

Journaliste à Radio France Caen, Patrick Auffret a travaillé de nombreuses années dans la presse écrite tout en se passionnant pour la photographie de concert. Son premier roman “Drugs party in the 80's”, sorti en 2024 a été réédité en fin 2025.