« Die my love », un abime sensuel et animal

« Die my love », un abime sensuel et animal

Objet difficilement identifiable, le film « Die My Love » de Lynne Ramsay oscille entre jour et nuit pour proposer une lecture animale de l’amour post-partum sur 4 générations.

L'affiche de « Die My Love»

Le scénario de départ est assez simple : Grace (Jennifer Lawrence) et Jackson (Robert Pattinson) fuient New York pour avoir un bébé dans le Montana. Une maison familiale les y attend. Les débuts sont torrides mais à la naissance de leur fils tout bascule alors que la vie reprend son cours.

L’adaptation d’un roman

Réalisé par Lynne Ramsay, le film, son cinquième », est une adaptation du roman « Die My Love » d’Ariana Harwicz. Il a été présenté à Cannes en compétition officielle l’an passé. Jennifer Lawrence, également coproductrice de film avec Martin Scorcese, a été nommé aux Golden Globes 2026 dans la catégorie meilleure actrice.

Dans la tête de Jennifer Lawrence

Tout se passe dans la tête de Grace. La jeune femme vient de mettre au monde un petit garçon. Elle est confrontée à un gros malaise post-partum accentué par le manque de libido de son homme. Toute la famille paternelle, surtout des femmes, est là pour peser de tout son poids. A chacune son conseil ou son anecdote. Une situation mal vécue par Grace. Peu à peu, elle perd pied, absorbée par une maternité devenue obsessionnelle. Seule face aux différents membres de sa belle-famille, elle sombre peu à peu dans la folie.

Sensoriel et hormonal

Film brillant dans son interprétation, cette histoire explique comment la maternité peut changer une femme. Il est éminemment sensoriel et hormonal. Tout oscille entre le désir et la colère, toujours sur le fil du rasoir.

Une interprétation brillante

L’interprétation des deux personnages principaux est brillante, tout comme celle des rôles secondaires, Sissy Spacek, LaKeith Stanfield ou encore Nick Nolte.

Un film dont on ne sort pas intact jusqu’au générique de fin, soutenu par une réinterprétation du « Love Will Tears Us Again » de Joy Division. Dommage néanmoins d’avoir noyé le film dans des séquences très sombres, au sens propre comme au sens figuré.

Note : 7/10

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Avatar de Patrick Auffret

Journaliste à Radio France Caen, Patrick Auffret a travaillé de nombreuses années dans la presse écrite tout en se passionnant pour la photographie de concert. Son premier roman “Drugs party in the 80's”, sorti en 2024 a été réédité en fin 2025.