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Michèle et les garçons : dernier concert avant la pause

Invité à une soirée gay à la Bellevilloise, Michèle et les garçons a fait l’un de ses derniers concerts de sa tournée « Cœur au diable » avant de se mettre sur pause. C’était le 13 juin dernier. Rencontre avec Louis et Hugo, la chanteuse et le guitariste de Michèle et les garçons.

Michèle et les concerts, en fin de concert

Michèle et les garçons, c’est quoi ce nom? Il n’y a même pas de Michèle dans le groupe ?

L : Michèle c’est mon deuxième prénom. On voulait un truc un peu kitsch, cela nous faisait rire d’utiliser ce nom.

H : Et c’est le prénom de mon grand-père. Il y a des Michel dans toutes la famille. Mes arrières grand-mère d’appelait Michèle.

L : Il y a un aussi un clin d’œil à Hélène et les garçons même si, en vrai, je n’ai jamais vraiment regardée cette série. Ce n’est pas notre génération. Nous sommes nés dans les années 90.

H : Nous avons été biberonnés de ouf par Lorie et Kyo.

Vous vous êtes connus comment ?

L : Nous nous sommes rencontrés en école d’art à Nantes. Hugo était en cinéma et moi en graphisme. J’organisait la soirée d’Intégration) et Hugo venait d’arriver à l’école. Je faisais partie du BDE, nous sommes rencontrés à la soirée.

H : Et Louise a des potes qui connaissait mon groupe de musique, un peu connu dans la région, à Nantes. Elle est venue nous voir en concert et s’est dit qu’elle voulait aussi faire cela. Donc on a monté un groupe ensemble.

L : C’était un rêve de gosse d’être sur scène. Il y avait un truc qui m’attirait là-dedans sans savoir ce qu’il allait se passait. J’aurais pu détester. Cela s’est bien passé.

Sur quelles influences musicales avez-vous créé votre groupe ?

L : A la base on voulait faire un groupe de funk ….

H : mais je ne pas faire de la funk. Donc c’est devenu un mélange de tout ce qu’on écoute, un mélange de pop, de rock, de musique des années 80 90. Balthazar,

L : Et moi je commence à écouter beaucoup d’électro et de techno car je commençais à mixer. J’aime beaucoup Irène Drésel en ce moment.

H : En pop, on aime beaucoup Baltazar ou Warhaus, des groupes belges. On aime bien aussi Voyou, qui chante en français.

Louise est Michèle
Louise est Michèle

Le fait d’être entre Angers, où tu habites Louise et Nantes, où habite Hugo, a joué dans l’évolution du groupe ?

L : Cela a été important pour notre naissance de groupe mais aujourd’hui, on a envie de s’ouvrir à plus grand, à ailleurs. Nantes est une ville super inspirante artistiquement, avec une belle proposition artistique.

H : Angers, c’est très différent mais nous avons été vraiment soutenus par la salle de concert, le Chabada. Nous avons été accompagnés pendant trois ans. C’est très important ce genre de structure, surtout pour la confiance. Cela ,permet de se dire que le projet compte pour quelqu’un.

Le premier album “Cœur au diable” vient de sortir. Il y a un concept derrière ?

L : C’est le nom d’une chanson que j’ai écrite. Je perle de la première fois où je suis tombée amoureuse d’une femme. C’était il y a deux ou trois ans. Je ne m’y attendais pas. Cela m’est tombé dessus comme cela et cela a remis plein de choses en question dans ma vie.

Tu étais hétéro et tu es devenue lesbienne ?

L : Je ne sais pas si l’on devient lesbienne mais il y a beaucoup de choses à l’intérieur de nous que nous ignorons. La vie est une constante découverte de soi-même et là, c’était un nouveau pan que j’ai découvert.

Une artiste comme Angèle est inspirante pour toi ?

L : Oui, ce qu’elle défend, je trouve cela beau.

Combien de morceau sur cet album ?

H : Treize, que des textes en français. Nous avons aussi fait plusieurs clips à voir sur Youtube.

L : L’album est sorti en mars, il appartient aux gens maintenant, nous avons eu de chouettes retour, c’est valorisant.

La suite ?

L : Nous sommes en tournée jusqu’en juillet, puis nous ferons une bonne pause car nous avons été pas mal fatigués cette année. Nous avons besoin de créer de nouvelles choses.

L’un de vos derniers concerts de cette tournée se fera donc ce soir à La Belleviloise, dans une soirée gay. Pourquoi ce choix ?

L : J’ai un vrai amour pour cette communauté. Être présent ici ce soir, c’est un acte personnel identitaire et personnel. Dans un sens, c’est politique aussi.

Pour en savoir plus : instagram et facebook

PS : Interview réalisée après avoir vu plusieurs fois le groupe sur scène mais sans avoir écouté l’album, puisque malgré de multiples demandes, nous ne l’avons reçu ni en physique, ni en numérique. Pas grave, on adore le groupe quand même et les prestations ennivrantes de Louise !

Patrick Auffret's avatar

Journaliste à Radio France Caen, Patrick Auffret a travaillé de nombreuses années à Publihebdos après un passage à Paris-Normandie tout en menant de front des activités de photographe de concert, notamment pour l'agence Dalle. Il a ensuite gravit tous les échelons jusqu'à devenir rédacteur chef au Courrier de Mantes, dans les Yvelines, puis de se lancer dans l'écriture. Son premier roman “Drugs party in the 80's”, sorti en 2024 a été réédité en 2026.