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Objectif Bambino comme joker au Ouest Park Festival

Le Ouest Park Festival a tenu toutes ses promesses, et même au-delà, vendredi 17 octobre dernier au Fort de Tourneville, sur les hauteurs du Havre. On a adoré.

Kap Bambino
Kap Bambino

C’était pas gagné, loin s’en faut. D’abord parce qu’il a fallu insister pour se faire accréditer (on voulait juste voir Kap Bambino), parce qu’on a passé une journée de glande sur le port du Havre à cause d’un refus d’accréditation, ensuite parce que lorsqu’on est enfin arrivé sur site, à 19 heures pétantes, histoire de voir les groupes locaux en ouverture, on a été gentiment refoulé, ou plutôt invité à aller voir ailleurs si l’on pouvait mieux se garer. Dans la cité peut-être ?

Où sont les trains ?

Le train a ses limites, et faire Rouen – Le Havre avec retour dans la nuit, ce n’est guère possible. Donc, pas le choix, la voiture et go to the Ouest Park Festival. D’ordinaire, un parking média existe dans ce genre de manifestation mais visiblement pas pour nous. De fait, plutôt que de péter un câble direct sous les yeux désolés de l’attaché de presse, on est allé en ville manger une (bonne) pizza. De retour sur site une heure plus tard, voilà t-y-pas qu’un camion de pompiers s’affiche avec outrance : en grève !

Le stationnement, quelle galère !

Pas plus facile pour se garer malgré l’heure tardive. On repère quand même une place de stationnement en pointillé, donc autorisée la nuit, et c’est parti pour dix minutes de marche par une chaleur nocturne digne de L’été indien comme dirait Joe (pas Dalton, Dassin). Surprise, le camion de pompier est toujours là., Au point où en est, on prend le temps de faire une photo de l’engin et de taper le bout de gras, refusé d’ailleurs, avant de rentrer dans le festival. On en profite pour faire un mini reportage et s’apercevoir que les batteries sont dans la voiture. On n’est plus à 5 minutes … Kap Bambino joue à minuit, on est venu pour eux, y a de la marge.

La police arrive

Finalement, à pied, tout va mieux. La longue file d’attente s’est évaporée comme neige au soleil. On récupère pass et accred photos comme convenu. Tout va mieux. En plus, on se sent plus léger, ,on a laissé les ¾ du matos dans la voiture. Oups, pas très prudent mais les pompiers sont là. Et la police arrive. De toutes façons, Doudou Philippe a du mettre des caméras partout.

Une expo des Roadrunners

Enfin, nous voilà sur site, à l’intérieur du fort. Il y a un monde fou, Deluxe fait un carton. On regarde la fin avant de prendre possession des lieux : deux chapiteaux, une salle de concert (Le Tétris) et une autre structure en dur, le CEM (Centre d’Expressions Musicales), accueille, en plus des toilettes, une très belle exposition dédiée au Roadrunners, le groupe de Frandol, bientôt à nouveau sur scène ici même. Parait qu’ils auraient même aimé jouer à Rouen, … A mourir de rires ! Moins drôle, Billy Nomate a annulé. Dommage, elle est remplacée par Pamela. Pas Vanessa, Pamela, un groupe local plutôt pas mal mais c’est pas tout ça, Jok’Air arrive.

Jok'Air
Jok’Air

Jok’Air, un rappeur va-tout

Voilà, on a fait le tour. Il est déjà temps d’aller voir Jok’Air. Le rappeur français peut s’appuyer sur un public chaud bouillant, constitué pour beaucoup de gamines en transe. Sur scène, le chanteur, toujours à remonter son slip XXL de la main droite, est excellent. Chanteur et rappeur parisien d’origine ivoirienne, Jok’Air est bien le must annoncé.

Baby Volcano et Kap Bambino en même temps !

Cela enchaîne direct avec Baby Volcano et là, il faut bien le dire, c’est juste pas possible de faire jouer en même temps des groupes aussi bons que Baby Volcano et Kap Bambino. Sans parler d’Etienne de Crécy, lui, aussi sur le même créneau. Baby Volcano en fait les frais, dommage car le ¼ heure vu donnait vraiment envie d’en voir plus.

Baby Volcano
Baby Volcano, dommage, c’était en même temps que Kap Bambino

La mayonnaise est prise

Ce chevauchement des têtes d’affiches explique sans doute le fait que Kap Bambino ne joue pas dans une salle gonflée à bloc. Pas grave, et même tant mieux tant le spectacle de Caroline et Orion est toujours excellent. Du coup, on respire mieux. Et tant pis pour Etienne de Crécy, on file directe vers Rouen à la fin du concert. Être journaliste, ce n’est plus ce que c’était. Faut être intermittent, en voilà un bon métier ! Allez, on en a assez vu, quand la mayonnaise est prise, pas besoin d’en rajouter sous peine de la voir redescendre, c’était le cas ce vendredi 17 octobre au Havre. Pour le reste, on dormira dans la voiture, cela ira  bien !

Plus de photos sur les deux galeries facebook du festival : une pour le public, l’autre pour les artistes

Patrick Auffret's avatar

Journaliste à Radio France Caen, Patrick Auffret a travaillé de nombreuses années à Publihebdos après un passage à Paris-Normandie tout en menant de front des activités de photographe de concert, notamment pour l'agence Dalle. Il a ensuite gravit tous les échelons jusqu'à devenir rédacteur chef au Courrier de Mantes, dans les Yvelines, puis de se lancer dans l'écriture. Son premier roman “Drugs party in the 80's”, sorti en 2024 a été réédité en 2026.